Améliorer le son des vidéos « faites maison »

Récemment, suite à un billet qui concernait les trucs et astuces pour bien préparer sa vidéo, je recevais une question de Stéphane Pire concernant les problèmes de sons rencontrés lors de la réalisation de vidéos « faites maison« .

Il est vrai que mon billet visait essentiellement à préparer 1 entrepreneur à construire un schéma d’évaluation et une conduite pour obtenir la vidéo désirée après l’avoir sous-traitée à un professionnel.

Rien de tout cela ici puisqu’on évoque des vidéos à réaliser soi même avec des moyens qui, il est vrai, ce sont démocratisés depuis plusieurs années : ordinateur intégrant des logiciels de montage, mini caméra, hd, matériel tapeless et appareils photos si perfectionnés qu’ils se prennent pour des caméras . Un mouvement bien plus pénétrant qu’on ne le pense, certaines séries américaines (comme Dr House, par exemple) faisant appel à ses appareils certes moins encombrants que les caméras classiques, pouvant rivaliser en termes de qualité d’images, mais suffisamment coûteux que pour être réservés aux professionnels, à la limite aux passionnés aisés.

Un appareil de marque Canon a été utilisé pour le tournage de Dr House

Ces derniers, d’ailleurs, ne rencontreront pas le problème de son pour lequel j’ai été interpelé, puisque des kits tout aussi professionnels que le prix à quatre chiffres de l’appareil photo en question existent.

Autre influence de cette démocratisation sur la vidéo : le retour de la profondeur de champs. En d’autres termes, cette variation de netteté selon que le sujet filmé soit ou non proche de la caméra. Avec les caméras vidéos classiques, cet effet – que l’on trouvait encore au cinéma – avait disparu de nos écrans (radar). En effet, une caméra vidéo classique filme de la même manière que ce que l’oeil humain voit : tout est net (les disciples d’Afflelou m’excuseront).

Mais la mode des appareils photos qui filment et les vidéos réalisées expressément pour le web ont changé cette tendance. À un point tel que les grands constructeurs (Sony et Panasonic en tête) ont adapté des caméras de reportages ou des technologies vidéos classiques afin de permettre de jouer avec cette profondeur de champs comme d’un effet artistique. Il suffit de voir la Sony Nex VG10 et ses objectifs photos interchangeables pour s’en apercevoir.

Pour les autres, effectivement, on peut constater des problèmes de son, puisque – et c’est bien logique – du matériel amateur fournira forcément un résultat qui l’est tout autant.

Cependant, il faut noter qu’un problème de son peut aussi provenir de la numérisation ou de la compression du fichier vidéo. Ainsi, voici ce qui est obtenu après un enregistrement son dans un studio, un montage vidéo sur un banc de montage professionnel (finalcut pro) mais une numérisation par et vers YouTube. Selon les codecs (format de compression/décompression) utilisés, il peut y avoir, après numérisations et enregistrements sur internet, un problème de décalage entre la voix et la vidéo.

 

Sony Nex VG10

Pour le reste et pour y revenir, voici par exemple une vidéo réalisée entièrement (prise de vue, montage et sonorisation) avec un IPad. Effectivement, le son n’est pas la première qualité de cette vidéo, et pour cause, cherchez le micro sur l’Ipad et vous constaterez que cet appendice,est réduit à sa plus simple expression. Exemple tournage et montage avec un Ipad

Pas de miracle; difficile d’équiper votre micro-caméra ou votre appareil photo d’une perche ou d’ un micro-cravatte. Il faut donc une que source d’enregistrement.

Personnellement, j’ai récupéré de vieux baladeurs mini-disc, oui, souvenez vous ces supports de la taille d’une disquette 3’1/2 qui permettaient de lire et d’enregistrer du son. Ils tiennent dans la poche et accueillent facilement une micro (prise jack stéréo) pour un son d’excellente qualité qu’il faudra certes synchroniser avec votre bande vidéo  (n’oubliez pas de faire un « clap » – oui, comme au cinéma après chaque nouvelle prise de la caméra).

Autre possibilité : l’utilisation d’un lecteur Mp3, voire d’un smartphone. Eh oui, déjà utilisé par certains comme dictaphone, le smartphone ou le lecteur Mp3 est aussi un enregistreur. Son avantage : le fichier enregistré nécessite juste un copié-collé pour venir enrichir une bande son. L’inconvénient, c’est que tous les modèles n’enregistrent pas et surtout, ne sont pas à même d’accueillir un micro de qualité, fut-ce même par l’entremise d’un adaptateur, comme XtremeMac l’a fait pour la génération iPod classique (déjà), ce qui permettait de connecter un micro cravate à ce lecteur-enregistreur.

Kit Micro pour Ipod XtremeMac

Kit Micro pour Ipod XtremeMac

Cela étant, pour ce qui concerne la réalisation d’une vidéo réservée exclusivement au net, l’oeil et l’oreille se sont déjà adaptés à ces imperfections. Même si la technologie évolue, même si l’écart se réduit entre le matériel professionnel et le matériel amateur, il reste et restera, fort heureusement des différences entre les deux ce dont on ne peut, finalement que se réjouir.

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