Accès wifi : quand une faiblesse d’aujourd’hui peut être une force de demain

Serait-ce la crainte de voir un incongru débarquer sur un siège de terrasse avec un notebook pour telecharger gratuitement une collection de films à passer des soirées plateau télé ? L’idée n’est pas moins incongrue. Elle est pourtant tellement répandue que les accès Wi-fi ouverts dans les espaces publics et commerciaux sont des exceptions qui confirment une triste règle …

Un sigle trop peu vu

Wi-Fi Libre : un sigle trop peu vu chez nous

Et ceux qui brident ainsi les accès en sont pourtant les premières « victimes », on y reviendra tout à l’heure!
Ne me répondez pas que le système « Fon » de Belgacom est une alternative, rien n’est moins vrai. Il s’agit tout au plus pour l’opérateur semi public (rappelons le) de s’ouvrir autant de points de connexions payants, gratuitement (pour lui)… sur le compte de ses clients.

Fausses craintes

Rappelons qu’un point d’accès peut être « bridé », non pas grâce à la fabrication asiatique du boîtier qui rayonne sur votre pré carré mais bien via sa configuration. Ainsi peut on limiter l’accès à des services du type mail plutôt qu’au téléchargement …
Mais mon propos, ici n’est pas d’alimenter un repli frileux sur la précieuse borne Wi-fi, nul besoin d’ailleurs, la plupart des commerçants qui devraient ouvrir ainsi -fut-ce partiellement- leur accès sont déjà arc boutés sur leur modem comme harpagon sur sa cassette.
Non, le but de ce billet, c’est essentiellement de montrer les avantages à tirer de cette mise à disposition et comment l’optimiser.

Quand le tourisme montre le mauvais exemple

L’autre jour, au lobby du Radisson de Spa, j’étais déjà bien frustré de ne pas pouvoir me connecter. Surtout dans un tel lieu : hyper touristique, bar restaurant, rien a proximité qui puisse abriter un ado boutonneux jouant du clavier en cachette et téléchargeant à tout va.
Belle image !

Le 100% geek aurait probablement dégainé son forfait data roaming (ben oui, dans les hôtels, parfois, il y a des touristes étrangers) pour partager une photo d’ambiance, la carte du Resto ou un petit film pour faire baver les amis restés au pays, sous titré « voyez les gars ce que vous ratez »

Que dalle ! Perso, faute de cet open wifi, tout à fait indiqué à cet endroit, je leur aurais bien montré mon envers alors que sinon, j’aurais tweeté une tranche de vidéo sympa. Voilà donc une belle occasion de (presque) auto promo ratée.

Pour l'Horeca, en cas de service raté, il n'y a pas de deuxième balle

Pour l’Horeca, en cas de service raté, il n’y a pas de deuxième balle

Tout comme l’horeca ou les grandes surfaces

Plus généralement, l’accès à un wifi bien organisé dans un établissement Horeca peut lui permettre de proposer sa carte, son agenda, ses événements, bref de donner accès à une page d’accueil spécialement établie pour s’ouvrir sur l’écran d’un smart phone ou d’une tablette (eh, oui, ça existe, ça vient de sortir !-).

Et il n’y a pas que les sites ou établissements touristiques qui devraient réfléchir à être plus connectés. En effet, les grandes surfaces ont tout intérêt à jouer la connectivité pas seulement à l’extérieur, comme c’est le cas, notamment pour Delhaize et Colruyt, avec leur proposition d’achat en ligne et leur dérives. Mais une politique basée sur la connectivité proposée tant par internet que par les smartphones ne sera pas cohérente si elle s’arrête au seuil de ces grandes surfaces, et le client voudra aussi utiliser ces techniques comme bon lui semble .

Les marques l’y encourageront si elles n’arrivent pas à convaincre les mass retailers . Un endroit de passage obligé ou l’on revient régulièrement avec son smartphone en poche, ça retient forcément l’attention.

Après le TweetWall, le QR Wall, par Delhaize

Delhaize propose son magasin virtuel à lire par QR

Soit côté consommateur, avec la possibilité de comparer des prix ( actuellement essentiellement limités aux articles vendus sur le net, mais pour combien de temps encore), comme le propose déjà aujourd’hui mobiletag ou, plutôt au service de la promotion des marques et du « gel » ( non pas des prix), mais bien d’une « liste des commissions » qui, une fois encodée dans un programme comme « myshopi » – par exemple – va évoluer de temps en temps, probablement, mais surtout, va assurer à ses « sociétaires » une place de choix. Ainsi, les légumes vertiges, frites tricatelles, épices dudent, serviette « essuie tout » seront parmi, les articles « figés » (par la grâce de la paresse et du manque de curiosité du consommateur). L’important sera d’entrer dans ce carré VIP de la liste des commissions incontournables, ce que proposeront alors ces outils grâce a leur offre de couponing (traçable, évidemment) orientée vers le consommateur selon ses habitudes d’achat.

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