Google StreetView au banc d’essai

Après les pages tirées des fiches de données encodées dans Google Maps et qui sont venues étoffer le réseau Google+ sans que grand monde le sache… et ne les remplisse, voici une nouvelle faille dans l’offre Google…

Afin de valoriser son outil Google Map, le géant américain a décidé d’étendre streetview à l’intérieur des surfaces commerciales.

Pour la modique somme de 500 euros, le commerçant se voit proposer une prise d’images dans son commerce, l’intégration de ces images à la cartographie Streetview et, bien sûr, le meilleur référencement possible.

Une belle possibilité de valorisation, des données récoltées par Google, qui devrait permettre de tailler des croupières à des entreprises bien établies sur le marché des données en matière d’immobilier commercial. Ces firmes qui ont pour nom Codata, RetailP, Goad (Experian), Local Data Company , Locatus ou CoStar sont bien peu connues du grand public mais sont positionnées sur un marché de niche, avec une forte valeur ajoutée et … une forte marge.

Si les promoteurs des galeries et complexes commerciaux sont toujours prompts à communiquer à ces firmes les informations «cadastrales» de leurs implantations, afin de faciliter la location et la vente d’espace, ces alliés objectifs ne jouent pas la même partition que Google avec sa proposition «streetview». En effet, si le cadre légal permet à n’importe qui de filmer ou de prendre des photographies sur la voie publique, il n’en est pas de même à l’intérieur des surfaces commerciales qui sont des espaces privés.

Google Streetview réussi donc à collecter des informations que ses désormais concurrents n’ont pas. L’astuce ici est que ce sont les commerçants eux-même qui fournissent et encodent les données (Google Map – Local) et qui payent (certains d’entre-eux, en tout cas) pour fournir des images à Google.

Hormis les problématiques propres à la diffusion et à l’utilité de celles-ci sur le net  – repérage par d’éventuels voleurs, existence ou non de site de ces commerçants (sinon, à quoi sert le référencement annoncé), et qu’en est-il de la mise à jour des images saisies (un magasin de vêtements ayant plusieurs collections durant l’année),…  plusieurs bémols apparaissent.

Quid de l’exactitude des données fournies par le commerçant qui, ici, sont plutôt tournées vers le clients que vers un promoteur ou un développeur d’enseigne ? Enfin, comme on le verra dans notre exemple, le manque de liaison entre le relevé «street view – street car» de Google et les prises de vues «pédestre» chez les commerçants.

En Conclusion :

Pour le restaurateur ou le concessionnaire automobile qui voudra positionner son établissement, l’inscrire dans Google streetview est une bonne chose dés lors qu’il le liera à son site internet.
Quel intérêt pour le commerce qui renouvèle régulièrement ses collections ou qui se contente d’une présence minime sur internet via Facebook ? Si,  il y a un intérêt : pour Google qui valorise un outil à l’investissement lourd.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s